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  • Michel Kikoïne - autoportrait

     

    Au hasard de vos promenades, interrogez donc les anciens d’Annay, de Noyers ou de Môlay. Il serait bien étonnant qu’ils ne vous content pas une anecdote dont Kikoïne ou ses amis ne furent les héros. La guerre de 1940 fera éclater le groupe : Krémège peindra encore un peu à Noyers, Soutine se refugiera à Civry, Kikoïne seul, continuera à venir régulièrement dans son château, interpréter pour la énième fois ses motifs favoris : la maison d’Anne Brûlé, l’église de Sainte Vertu, le grand pont d’Annay, la côte de Môlay ou la place d’armes de Noyers, jusqu’à sa mort en 1968.

    Selon ses vœux, sa maison a abrité de jeunes artistes des beaux arts qui chaque année sont revenus faire leurs premières armes, tout étonnés d’être accueillis sans surprises par les habitants qui en avaient vu bien d’autre.

    Avec l’autorisation de Yankel (son fils)

     

     

        

    Mikhaïl (dit Michel) KIKOÏNE, né le 31 mai 1892 à Gomel en Russie et décédé le 4 novembre 1968 à Cannes, est un peintre français, membre de  l’École de Paris (années 1920-1930).

    En 1905, il fréquente un atelier à Minsk où il fait la connaissance de Chaïm Soutine, puis en 1912 il étudie à l'école des Beaux-arts de Vilnius et s'installe à Paris où il étudie dans l'atelier de Fernand Cormon,  ses amis sont Soutine et Krémègne. Sa première exposition particulière a lieu en 1919, à la Galerie Chéron. Soutine lui fait alors découvrir Céret et sa lumière dans les années 1922-1923 mais finalement c'est à Annay sur Serein dans l'Yonne qu'il s'installe. Il est naturalisé français en 1924. La femme est un sujet d'élection pour Kikoïne, son œuvre fusionne plusieurs tendances du moment, expressionniste et fauve par l'intensité de ses couleurs et l'expressivité de sa pâte, il est influencé par Pierre Bonnard et surtout par son ami Soutine. Dans les années 1920 il travaille en Bourgogne et dans les environs de Paris. Pendant la guerre, il rejoint son fils Yankel à Toulouse et participe avec lui au groupe Le Chariot. Dans les années 1950, il visite l'Espagne, l'Italie et Israël. Il s'intéresse à la lithographie en couleurs : son recueil Enfants d'Israël paraît en 1953. Durant les dix dernières années de sa vie il séjourne fréquemment au bord de la Méditerranée, à La Garoupe chez sa fille et produit des marines. De sa peinture on peut dire qu'elle reflète son éducation juive, on y retrouve le souvenir de ces visages toujours pâles et penchés sur la lecture du Talmud, son grand-père était rabbin.  Si Soutine crie la misère et le désespoir, Kikoïne d'un naturel heureux, traduit son amour de la vie dans tout ce qu'il peint, son réalisme se traduit avec charme et non par l'angoisse. Il s'inspire du monde qui l'entoure avec une palette riche de  couleurs et d'émotions afin de dédramatiser le monde.

    Extrait Wikipédia

     
       





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